Mère, voici tes fils qui se sont tant battus - Août 39 - juillet 40 - Les combattants racontent
Mère, voici tes fils qui se sont tant battus - Août 39 - juillet 40 - Les combattants racontent


Date de parution : juillet 2013
ISBN : 978-2-367900-155
650 illustrations
21 par 29 cm
Dos carré collé cousu.
400 pages

33 euros €


« Mère voici vos fils qui se sont tant battus.
Qu’ils ne soient pas pesés comme on pèse un esprit.
Qu’ils soient plutôt jugés comme on juge un proscrit
Qui rentre en se cachant par des chemins perdus…
Qu’ils soient ré honorés comme de nobles fils.
Qu’ils soient réinstallés dans la noble maison,
Et dans les champs de blé et les champs de maïs.
Et qu’ils soient replacés dans la droite raison. »


Ce poème est au coeur de cet ouvrage rédigé par Paul Rascle. L'auteur rend hommage aux 300 tués et 600 blessés du 43°Régiment d’Infanterie Motorisé et, au-delà, aux 123 000 morts français des six fatidiques semaines de mai et juin 1940.

Pris entre ceux qui avaient gagné la « der des ders » et ceux qui participèrent aux côtés des alliés à la Geste de la libération, les combattants de 1940 sont longtemps restés des proscrits « qui rentrent en se cachant par des chemins perdus ».

Plus de soixante dix ans après, cet ouvrage donne la parole à ces combattants qui ont été « submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne de l’ennemi », aux mères, veuves, fils inconsolables de ceux qui ne sont pas revenus. Ecoutons leurs témoignages avant que le dernier d’entre eux ne s’éteigne : ils sont bouleversants et rendent compte d’une âpreté des combats méconnue à ce jour, mais aussi d’une douleur qui ne s’est jamais éteinte.

Comme toujours, l‘histoire s’écrit avec le sang des hommes. Ici, ce sont les gars du Nord et du Pas de Calais, ceux du «Quaren’tro» qui montrent leur visage.
« Crois moi, le culte de la terre natale n’a pas été un vain sentiment pour nos gars du Nord.
Des lions ! Mieux, des papas qui protégeaient le berceau de leurs enfants. Des lions ceux
qui sont morts ! »
(Lieutenant LAVOINE 43°RIM dans une lettre écrite depuis son Oflag).

Les oublier serait les tuer une deuxième fois.

L'ouvrage de 400 pages est richement documenté avec plus de 650 illustrations.